Depuis 2005, Animation Chef conçoit et organise des événements culinaires pour les entreprises, les marques, les fédérations, les collectivités et les agences événementielles. Cours de cuisine, Cooking Battles®, animations de salons, démonstrations culinaires, marketing culinaire, événements de quelques participants ou opérations réunissant plusieurs centaines de personnes : plus de 9 000 événements ont été réalisés depuis la création d'Animation Chef.
En plus de 20 ans, les formats ont évolué, les attentes des entreprises aussi et nos infrastructures se sont transformées. Mais certaines choses ne changent pas. Un événement réussi ne repose pas uniquement sur une bonne recette : il repose sur les participants, l'objectif du client, les chefs, le lieu, la logistique et la capacité à rendre toute cette organisation invisible le jour J.
Voici ce que plus de 9 000 événements culinaires nous ont appris.
La cuisine donne un résultat immédiat, et chacun y trouve sa place
C'est probablement l'une des raisons principales pour lesquelles la cuisine fonctionne aussi bien en entreprise : dans beaucoup de métiers, les résultats d'un projet apparaissent des semaines ou des mois plus tard, alors qu'en cuisine le résultat est immédiat. Les collaborateurs partent de produits bruts, s'organisent, prennent des décisions, créent, puis, quelques dizaines de minutes plus tard, regardent et goûtent ce qu'ils ont réalisé ensemble. Cette immédiateté crée naturellement une satisfaction collective (nous l'avons fait ensemble et le résultat est devant nous), une mécanique simple mais particulièrement efficace pour créer de la cohésion.
L'une des premières inquiétudes que nous entendons régulièrement : « Certains de mes collaborateurs ne savent pas cuisiner ». Ce n'est pas un problème. Un événement culinaire d'entreprise n'est pas un concours destiné aux meilleurs cuisiniers : son rôle est justement de permettre à chacun de trouver sa place.
Dans une brigade, certains vont découper, d'autres assaisonner, d'autres dresser. Certains prennent spontanément le rôle d'organisateur, d'autres proposent les idées, et certains découvrent qu'ils sont beaucoup plus à l'aise en cuisine qu'ils ne le pensaient. Un bon atelier ne demande pas au participant de s'adapter à la cuisine. C'est le format qui doit s'adapter aux participants.
Le chef doit savoir animer autant que cuisiner
Être un excellent cuisinier ne suffit pas forcément à être un bon chef animateur. Sur un événement, le chef doit également savoir accueillir un groupe, donner des consignes claires, créer de l'énergie, rassurer les débutants, challenger les plus à l'aise, transmettre des techniques, gérer le rythme, laisser suffisamment d'autonomie, faire participer tout le monde et adapter son discours au public.
Sur un salon professionnel, il doit en plus être capable de parler du produit tout en cuisinant. Sur un Cooking Battle®, il doit accompagner les brigades sans réaliser le travail à leur place. Sur un cours de cuisine, il doit transmettre sans devenir trop scolaire. C'est pourquoi nous parlons de chefs animateurs : la technique culinaire est indispensable, la capacité à créer une expérience l'est tout autant.
Le bon format commence toujours par l'objectif du client
Pendant longtemps, l'événementiel a parfois fonctionné à l'envers : on choisissait une activité, puis on essayait de l'adapter au groupe. Notre expérience nous a appris à commencer par une question : que voulez-vous faire vivre à vos participants ? Souhaitez-vous :
- fédérer une équipe ou créer du challenge ;
- faire déjeuner les collaborateurs ou organiser simplement un moment convivial ;
- récompenser une équipe ou intégrer de nouveaux salariés ;
- attirer des visiteurs sur un stand ou faire découvrir un produit ;
- transmettre un message, créer du contenu ou présenter une filière.
Les réponses déterminent ensuite le format. Un Cooking Battle®, un cours de cuisine participatif et une démonstration culinaire peuvent utiliser les mêmes produits, mais ils ne créent absolument pas la même expérience.
Grands groupes : rester participatif à toutes les échelles
Faire entrer 300 personnes dans une salle n'est pas la partie la plus difficile : la difficulté est de faire réellement participer les 300 personnes. Pour les événements de grande capacité, nous travaillons notamment sur la taille des brigades, le nombre de postes, les quantités, le matériel, le nombre de chefs, la superficie, la circulation, le timing et la dégustation finale.
Pour nos Cooking Battles de grande capacité, nous privilégions généralement des brigades de 6 à 10 participants. Selon le format, nous travaillons sur une base d'environ un chef pour 30 à 50 participants et, pour un dispositif comprenant atelier et dégustation, d'environ 2 m² par participant pour travailler confortablement. Cette organisation conserve la dynamique d'un petit groupe au sein d'un événement de plusieurs centaines de personnes.
Car 750 participants doivent vivre la même qualité d'expérience que 20. Pour Bio-Rad, Animation Chef a par exemple déployé un même Cooking Battle® sur quatre sites en quatre jours pour 750 collaborateurs, dont une opération réunissant simultanément 250 personnes réparties en 25 équipes. À l'autre extrémité, nous organisons également des ateliers pour des groupes beaucoup plus restreints. Le principe reste identique : chaque participant doit comprendre ce qu'il doit faire et avoir réellement quelque chose à faire. La capacité à changer d'échelle fait partie intégrante de notre métier.
Pas besoin de cuisine, mais une logistique anticipée et des formats simples
C'est une idée reçue qui limite encore beaucoup de projets. Une entreprise peut disposer d'une salle de réunion, d'un réfectoire, d'un hall, d'un espace événementiel, d'une grande salle ou d'un stand de salon sans cuisine professionnelle. Nos postes et cuisines mobiles permettent d'adapter le dispositif aux espaces existants : nous étudions notamment la superficie, les accès, l'électricité, les points d'eau, la circulation, le stockage, les contraintes du bâtiment, la sécurité et le format culinaire choisi. Selon les projets, nous pouvons intervenir dans la cuisine existante, intégrer une cuisine conçue par un standiste ou apporter notre propre infrastructure mobile.
La logistique, elle, est aussi importante que la recette. Pour qu'un événement paraisse simple au participant, tout doit avoir été anticipé : conception des recettes, fiches techniques, calcul des quantités, achats, préparation, conditionnement, transport, matériel, consommables, implantation, électricité, stockage, équipes, installation, réassort, dégustation et démontage. Sur un événement de 200 personnes en 20 brigades, il ne suffit pas d'acheter des ingrédients pour 200 personnes : il faut parfois préparer 20 dotations complètes, prêtes à être utilisées simultanément. Le participant doit vivre l'expérience, pas la logistique.
Simple ne veut pas dire simpliste, au contraire : plus un groupe est important, plus les consignes, les recettes et les déplacements doivent être faciles à comprendre, car une organisation trop complexe multiplie les points de blocage. Nous privilégions des formats où chacun comprend rapidement où aller, avec qui travailler, ce qu'il doit réaliser, de quel matériel il dispose, combien de temps il a et comment se terminera l'expérience. La complexité doit rester du côté de l'organisateur, pas du côté du participant.
Sur un salon, la cuisine sert le message et le produit reste le héros
Les salons professionnels nous ont appris à ne pas confondre animation et occupation. Un visiteur B2B n'a généralement pas 45 minutes à consacrer à une activité : il faut travailler autrement. La cuisine doit attirer, interpeller, faire goûter, transmettre un message et créer l'occasion d'un échange. Nous le résumons souvent ainsi : le chef ouvre la conversation, le commercial la poursuit. Dans cette logique, nous avons accompagné Maître Prunille, Bleu-Blanc-Cœur, Terres OléoPro, Famille Michaud ou Volailles de France : la cuisine devient alors un véritable outil de marketing événementiel.
Dans une animation de marque, l'objectif n'est pas de montrer que le chef sait réaliser une recette compliquée, mais de mettre le produit en valeur. Le visiteur doit comprendre ce qu'il vient de goûter, ce que le produit apporte, comment il peut être utilisé, éventuellement d'où il vient et pourquoi la marque souhaite le mettre en avant. Au fil des années, nous avons ainsi développé de nombreuses recettes pour marques et filières, et une formule simple décrit ce métier : créer une identité culinaire au produit, autrement dit lui donner des recettes, des usages, des associations et une manière d'être raconté par la cuisine.
Recettes événementielles : le terrain, la saison et l'anti-gaspillage
Une excellente recette de restaurant peut devenir une très mauvaise recette événementielle, car les contraintes ne sont pas les mêmes : il faut prendre en compte le volume, le temps, le lieu, les équipements disponibles, la répétition de la recette, la dégustation debout, le nombre de participants, le transport, le maintien en température, le service et les déchets générés. Une bouchée destinée à être servie 500 fois doit être pensée différemment d'une assiette réalisée à la minute pour une table. Notre métier consiste donc aussi à transformer une bonne idée culinaire en une recette réellement exploitable sur le terrain.
Après plusieurs milliers d'événements, nous revenons toujours au même principe : commencer par le produit et la saison. Une fraise est plus intéressante lorsqu'elle a du goût, une tomate n'a pas besoin d'artifice lorsqu'elle est choisie au bon moment, et une courge, un champignon ou une pomme peuvent naturellement raconter l'automne. Cette approche améliore le goût, facilite le renouvellement des recettes et différencie les événements selon les périodes de l'année. Dans notre sourcing, nous travaillons au plus près : plus de 95 % des produits utilisés sont français lorsque la production existe en France, les produits impossibles à produire localement, comme la vanille ou le café, venant de plus loin. Nous utilisons aussi le miel de nos propres ruches dans certains projets.
L'anti-gaspillage, enfin, doit faire partie de l'organisation : il ne consiste pas uniquement à demander aux participants de ne pas jeter, il commence dès la conception. Nous pouvons agir sur les quantités commandées, le poids des portions, le nombre de dégustations, la réutilisation intelligente de certaines préparations, le choix des recettes, la gestion du stock, le conditionnement et les formats de service. Dans certains Cooking Battles®, la maîtrise du gaspillage fait même partie des critères observés pendant le challenge : la responsabilité se construit dans le fonctionnement même de l'événement.
Personnaliser sans alourdir, et prolonger l'événement après le jour J
Les clients souhaitent aujourd'hui personnaliser leurs événements, et c'est une bonne chose : recettes adaptées, produits imposés, tabliers personnalisés, thématique, message, challenge, identité visuelle, plateforme d'inscription, QR code, fiches recettes ou dotation. Mais chaque personnalisation doit apporter quelque chose au projet : l'expérience nous a appris à éviter le décoratif pur lorsqu'il complique inutilement l'organisation. La personnalisation doit renforcer l'expérience, pas l'alourdir.
Longtemps, une animation commençait à l'arrivée des participants et se terminait à leur départ. Aujourd'hui, elle peut vivre beaucoup plus longtemps : une opération peut produire recettes, photos, vidéos, interviews, contenus sociaux, fiches techniques, témoignages et contenus de marque. Nous pouvons aussi prolonger certains événements grâce à Les Food'Cuisine, notre plateforme de contenus culinaires : des abonnements offerts aux participants leur permettent de découvrir encore recettes, techniques et astuces après l'événement. L'expérience physique devient alors le début d'une relation plutôt que sa fin.
Plus de 9 000 événements, mais jamais exactement le même
Le principal enseignement de ces plus de 20 années : les meilleurs événements sont ceux où l'organisation devient invisible. Lorsqu'un événement est bien préparé, le participant ne se demande pas où sont arrivés les ingrédients, qui a installé les tables, combien de caisses ont été préparées, comment le matériel a été transporté, qui a calculé les quantités ni comment tout sera démonté. Il cuisine, il échange, il rigole, il goûte, il vit l'expérience. La réussite opérationnelle, c'est lorsque toute la complexité nécessaire à l'événement disparaît derrière le plaisir de participer.
Après plus de 9 000 événements, on pourrait imaginer que tout devient répétitif. C'est exactement l'inverse. Chaque client possède un objectif, un lieu, un nombre de participants, un produit, une culture d'entreprise et un public différents. C'est ce qui continue à rendre notre métier intéressant : les techniques et l'expérience permettent d'anticiper, mais chaque événement nécessite toujours une nouvelle adaptation.
Vous avez un projet ? Présentez-nous votre objectif, votre nombre de participants, votre lieu ou votre produit : nous construirons l'expérience culinaire autour de votre besoin.